LA REINE MARGOT



Nicolas de Barry est l'invité de l’émission de Stéphane Bern Secrets d'Histoire ce jeudi 29 juin (France 2, 20H55) : il dévoilera les secrets de la reconstitution du parfum de la reine Margot.

Vous pouvez découvrir ce parfum reconstitué sur www.nicolasdebarry.com  en version d'Eau de Parfum à la rubrique Boutique / Parfums historiques et aussi en baume à la rubrique Boutique / parfums solides.


Le parfum de Margot: la rencontre d'une reine et du jasmin d'Italie

La Reine Margot, connue surtout par le roman qu’Alexandre Dumas lui consacra, est née sous le nom de Marguerite de Valois, en 1553.
Son image est celle d’une femme d’une grande beauté et d’une grande culture, comme en témoignent ses Mémoires et différentes poésies.
La reine est toujours demeurée fidèle aux classiques senteurs d’ambre et de musc qui accompagnaient un puissant jasmin. Trois senteurs que Marguerite commandait à grands frais très régulièrement chez un fournisseur parisien.
Elle conservera de sa mère Catherine de Medicis cette délicatesse des maisons royales, d’écrire sur un papier à ses armes et à son parfum. 
Plusieurs témoignages d’époque parlent de l’élégance et des parfums de Marguerite de Valois, soit pour l’en louer soit pour l’accabler de cette image de « femme fatale » que reprendra à son compte Alexandre Dumas. 
C’est grâce aux recherches de Janine Garrison que Nicolas de Barry a pu recréer le parfum de cette reine d’exception.
Janine Garrison s’est plongée durant des années dans les fonds des Archives Nationales et notamment a travaillé sur la comptabilité de la Maison de la Reine de Navarre. On y retrouve à date régulière des commandes, toujours les mêmes : musc, ambre et jasmin. Comme femme de la Renaissance, comme créatrice ( de mode, de poésie…), Marguerite met la main à la pâte et prépare elle-même des onguents avec ces matières premières précieuses. 
Pour recréer le parfum de Marguerite, en version contemporaine d’eau de parfum, Nicolas de Barry a dû reconstituer ou imiter ces éléments qui n’existent plus sur le marché comme le jasmin d’enfleurage à froid ou le musc naturel.
Avec ces trois matières premières reconstituées, l’harmonie jasmin/ ambre/ musc s’est immédiatement imposée, avec une dominante de jasmin frais, adoucie par la présence de l’ambre presque mielleux et « corsé » par le musc sensuel. 
Le parfum retrouvé de Marguerite de Valois, la "Reine Margot". Un sillage de jasmin que Brentôme vantait tant; Dumas fit de Margot une "femme fatale"....




Le Kyphi égyptien


A l'époque pharaonique, le parfum occupait déjà des fonctions bien spécifiques dans la vie des populations de l’Est du bassin méditerranéen. La plus célèbre et mystérieuse des compositions aromatiques Egyptiennes est le Kyphi. Il servait pour de nombreux usages : en fumigation ou mêlé à des boissons, tel que le vin. Son emploi était sacré, profane et thérapeutique, à la fois. Nous connaissons cinq recettes de ce parfum antique. Deux versions Egyptiennes : l’une inscrite à Edfou en hiéroglyphes (147-105 avant J.C) a été partiellement retranscrites sur les murs du temple de Phile à l’époque romaine, et trois textes grecs de Dioscorides, Plutarque et de Galien.
Le Kyphi est composé d’une quinzaine d’ingrédients dont dix apparaissent communément dans les différentes formules : du souchet, des baies de genièvre, des raisins secs, de la résine de térébinthe purifiée, du roseau odorant, des fleurs de genet, du jonc odorant de la myrrhe, du vin, du miel. Les écrits grecs dévoilent d’autres aromates venant s’ajouter à cette composition tels que cannelle, cardamome, safran et cimamome. Quant aux égyptiens, ils additionnaient plutôt de la menthe et du henné. La fragrance de cet étrange mariage d’arômes exhale la senteur et le goût des résineux, avec une note finale épicée.
Nous proposons ici une version simplifiée, sous forme de parfum moderne. Toutefois les ingrédients aromatiques principaux sont présents et cette préparation est constituée uniquement de produits naturels qui existaient déjà au temps des pharaons…

Ingrédients :
Alcool 100ml
Huile essentielle de Genièvre 1,5ml
Absolue de Genet 9 ml
Absolue de Rose 4,5 ml
Huile essentielle de Myrrhe 1,5ml
Huile essentielle de Cannelle 1,5ml
Huile essentielle de Cardamome 1,5ml
Résinoide de Benjoin 1,5ml
Huile essentielle de Cèdre 3ml

Assembler les huiles essentielles dans l’alcool. Mélanger et laisser reposer un mois. Procédez au glaçage en laissant votre flacon une nuit dans le congélateur puis filtrer avec un filtre à papier fin (spécial parfumerie). Votre parfum est prêt, mais il est préférable de le laisser «mûrir » pendant quelques mois avant de l’utiliser.

* Ces recettes et bien d'autres sont disponibles dans le livre: "des parfums à faire soi-même" de Nicolas de Barry (Ed Minerva).

UN PARFUM A FAIRE SOI-MÊME

Nicolas de Barry partage avec vous une recette simple d'un parfum à la mode au XIXème siècle





Voici une recette simple que vous pouvez réaliser chez vous avec des huiles essentielles naturelles.

Parfum pour un mouchoir

Cette recette de la fin du XIXème siècle illustre un art de vivre, et une manière particulière de se parfumer. Le parfum se cache sous les replis des robes, des jupons et des mantes… Au fond d’un sac, un mouchoir est le signe olfactif de la personnalité de son propriétaire: on le donnera à son amant, ou on le laissera tomber négligemment pour que le soupirant s’en inspire – au sens propre – et le rapporte. Les gants aussi seront parfumés pour le baise- main.
La femme met le mouchoir à son nez pour se rappeler qu’elle est belle et désirable…
Cette recette nostalgique vous donnera peut-être l’envie de revenir à ces modes raffinées, ou bien vous resterez fidèle au mouchoir en papier jetable, aromatisé à la menthe ou au citron synthétique !
Ce parfum, vous en laisserez quelques gouttes sur votre mouchoir et dans vos gants, mais vous pourrez aussi vous en parfumer le corps ; il est à la fois frais et sensuel : la Rose, l’Ambre et la Civette en assurent la pérennité, la Lavande et le Vétiver l’allègent un peu. Choisissez des mouchoirs en dentelle pour que l’effet soit absolu.

Ingrédients :
Alcool, 100ml
Absolue de Rose, 6ml
Huile essentielle de Lavande, 3 ml
Néroli, 3 ml
Vanille (teinture), 2ml
Huile essentielle de Vétiver, 2 ml
Huile essentielle de bourgeons de cassis, 0,5 ml
Ambre, 2 ml
Civette, 0,2 ml



Mélanger et laisser reposer un mois. Procédez au glaçage en laissant votre flacon une nuit dans le congélateur puis filtrer avec un filtre à papier fin (spécial parfumerie). Votre parfum est prêt, mais il est préférable de le laisser «mûrir » pendant quelques mois avant de l’utiliser.
(cette recette est tirée du livre "Des parfums à faire soi-même" de Nicolas de Barry)



EAUX DE COLOGNES ANCIENNES

Les "Grandes Eaux" de la parfumerie




Tout commença par le goût immodéré de Louis XIV et surtout Louis XV pour les senteurs d' agrumes. D'où les fameuses orangeries qui devinrent un accessoire incontournable de l'économie des châteaux royaux et bientôt de toutes les demeures aristocratiques. Mais ces orangeries fournissaient aussi pour la fabrication des eaux, d'importants contingents olfactifs. Les citrons étaient "caressés" avec une éponge naturelle puis celle-ci était pressée afin de recueillir en douceur quelques goutes d'huiles essentielles...
Ces parfums nouveaux légers, propres à la friction et aux besoin de l’hygiène corporel quotidien, devinrent au XIXème siècle une référence sous le nom générique d'Eaux de Cologne.
Dans la tradition des Eaux  anciennes, Nicolas de Barry a reformulé deux jus précieux:



L´Eau du Cardinal
L'Eau du Cardinal, un parfum tout en agrumes, est rehaussée d'une pointe de Néroli, précieuse et fraîche, comme en portaient les ecclésiastiques et les aristocrates à Versailles, sur les pas de Richelieu, Mazarin ou du Cardinal de Bernis, le confident de la Pompadour et le partenaire de Casanova...




L´Eau du Vizir
L'Eau du Vizir, est une fragrance  pour les étés brûlants du Moyen Orient avec cette touche de Vétiver et de Basilic, propre à rafraîchir la peau sous le soleil, à donner à l'ombre du Palais, un sillage de Grand Seigneur...